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Top 5 des causes du Baby blues (+ Comment le surmonter)

Lucie M

Vous venez d’accoucher d’un merveilleux bébé, mais dans votre esprit il y a un mélange ambigu de sentiments. Le bonheur d’accueillir un nouveau-né est une expérience formidable, mais il faut aussi reconnaître que c’est un évènement stressant qui provoque des émotions intenses difficiles à gérer.

Vous avez déjà entendu parler du baby blues, pourtant vous minimisez cette période en mettant toutes ces émotions sur le compte de la fatigue : de la tristesse sans raison apparente, une sensibilité accrue et un sentiment de solitude vous envahissent. Toutes ces préoccupations et ces émotions qui s’entremêlent vous font craquer… Vous avez besoin d’aide pour traverser cette période et c’est normal. Mais quelles sont les causes du baby-blues ? Et comment réussir à le traverser sereinement ? Retrouvez dans cet article les réponses de nos experts.

Quelles sont les causes du babyblues ?

Le babyblues est avant tout la conséquence d’une nécessaire adaptation à un évènement trop chargé en émotions, tant négatives que positives, dans un laps de temps très court (Roux, Wendland, 2019).

Les causes du babyblues ou « syndrome du troisième jour » restent floues et difficilement identifiables. Durant cette période de dépression légère, plusieurs sentiments s’entremêlent entre le deuil de l’enfant imaginé et l’émotion face à la naissance du bébé. Les bouleversements hormonaux sont la première cause mais ils s’accompagnent aussi du sentiment de déception, du manque de sommeil et de l’isolement social.

Cause n° 1 : Les perturbations hormonales

Les perturbations hormonales sont la cause principale du babyblues. Durant toute la période prénatale, le taux de progestérone et d’œstrogène est abondant. Il chute brutalement après l’accouchement, ce qui provoque un déséquilibre émotionnel et des symptômes tels que les sautes d’humeur et la sensation de tristesse.

Ces émotions sont également causées par l’augmentation de la prolactine, l’hormone responsable de la production de lait maternel. En effet, suite à la naissance de votre enfant le taux de prolactine se multiplie pour favoriser la lactation.

À cela s’ajoute l’ocytocine, qui joue aussi un rôle important dans vos états d’humeur. Elle augmente lors de l’allaitement et des contacts avec votre bébé. Cette hormone, appelée « hormone de l’amour » favorise le sentiment de bien-être. Néanmoins, le niveau d’ocytocine fluctue rapidement, ce qui a tendance à influencer votre état émotionnel.

Cause n° 2 : La déception, ou l’écart entre vos attentes et la réalité

Le babyblues s’accompagne de plusieurs émotions comme le sentiment de déception. La grossesse était pour vous une période particulière où vous vous sentiez forte, comblée, et fière de porter la vie. Mais suite à l’accouchement, vous vous sentez différente et moins valeureuse. Les désagréments physiologiques se multiplient : prise de poids, douleurs pelviennes, montées de lait…

De surcroît, vous vous attendiez peut-être à avoir un bébé facile à vivre. Mais la réalité est tout autre et votre bébé est différent des attentes que vous aviez fondées. Vous gardez en vous cette profonde déception de peur qu’on vous prenne pour une mère indigne. Alors vous vivez cette frustration seule, ce qui joue également sur cet état de déprime naturel qu’est le baby-blues.

Cause n° 3 : Le manque de sommeil

Au début de la maternité, les troubles du sommeil sont fréquents pour les jeunes mamans. Le nouveau-né est complètement dépendant de vous et a besoin de votre attention jour et nuit. Vous n’êtes pas sereine et restez vigilante à ses moindres faits et gestes : Est-ce qu’il respire bien ? La couverture n’est pas sur sa tête ? A-t-il faim ?

Ces petites vérifications nocturnes vous contraignent à avoir un sommeil léger. De plus, les préoccupations liées à la maternité ne vous permettent pas d’être dans un état de calme propice au sommeil.

En journée, au lieu de vous reposer en même temps que votre bébé, vous voulez en profiter pour vous occuper des tâches ménagères ou de la préparation des repas. Ces corvées vous font passer à côté de quelques heures de repos, vous empêchant de bénéficier d’un sommeil suffisamment réparateur.

Ne passez pas à côté de quelques heures de sommeil
Sommeil et santé mentale vont de pair. Le manque de sommeil peut considérablement altérer vos facultés cognitives. Il est important d’adopter une routine de sommeil cohérente en vous adaptant aux besoins de votre nourrisson. Pour cela, les membres de la famille peuvent vous être d’une grande aide notamment pour les tâches ménagères. Il est aussi possible de vous diriger vers des professionnels de santé ou des groupes de soutien spécialisés dans la maternité.

Cause n° 4 : L’isolement social

Le babyblues est aussi causé par l’isolement social. Le changement brusque de mode de vie vous contraint à être disponible uniquement pour votre nouveau-né. Vous manifestez un désintérêt pour les activités ce qui vous empêche de maintenir vos relations sociales actuelles ou d’en développer de nouvelles.

De plus, les proches ne sont pas toujours disponibles pour vous soulager et ne comprennent pas forcément les enjeux de la maternité. « Oh ça va tu n’en as qu’un ! » ; « Laisse-le pleurer il va s’habituer ! » ; « Arrête de le materner ! » : ces propos qui marquent l’incompréhension et l’insensibilité de votre entourage renforcent encore plus le sentiment d’isolement.

La peur du jugement n’aide pas. Vous mettez en doute vos compétences parentales et vous redoutez les moindres sorties avec votre nourrisson de peur d’être jugée par les autres.

Lien entre babyblues et déroulement de l’accouchement
Certains travaux montrent une corrélation entre le risque de babyblues et la manière dont la naissance s’est déroulée : prématurément, par césarienne ou par voie basse, avec forceps ou en urgence. Toutes ces situations « traumatiques » constituent un facteur de risque au baby blues.

Comment gérer un babyblues après l’accouchement ?

Il n’existe pas de traitement contre le baby blues car ce n’est pas un trouble psychique. C’est une déprime à laquelle de nombreuses femmes sont confrontées et qui s’estompe en quelques semaines. Toutefois, pour sortir du blues et éviter la dépression post-partum, il est nécessaire de suivre ces quelques conseils : accepter votre état émotionnel, mettre en place une routine, maintenir une vie sociale, s’accorder du temps et demander de l’aide.

Conseil n° 1 : Accepter son état émotionnel car il est normal de pleurer après l’accouchement

La première chose à faire pour sortir du babyblues est de reconnaître que vous êtes dans une période de déprime et d’accepter vos émotions. Votre ressenti est normal, vous vivez un bouleversement suite à la naissance de votre bébé. Vous devez vous rendre à l’évidence et ne pas penser que ce que vous éprouvez est une forme de faiblesse.

Conseil n° 2 : Mettre en place une routine

Le babyblues s’accompagne d’un sentiment d’incertitude et de perte de contrôle. Établir une routine avec votre bébé vous permet de sortir de cette déprime passagère. En effet, une organisation régulière aide à vous sentir plus en confiance et à vous adapter plus sereinement à vos nouvelles responsabilités. Parallèlement, développer des habitudes saines aide votre nourrisson à se sentir plus en sécurité et à favoriser l’attachement.

Conseil n° 3 : Maintenir une vie sociale équilibrée

Maintenir une vie sociale après votre accouchement est essentiel pour sortir de votre blues postnatal. Après l’accouchement les jeunes mamans sont tellement dépassées qu’elles négligent l’importance du lien social. Cet aspect est pourtant primordial pour vivre la maternité paisiblement.

Sortir en famille ou entre amis vous permet de penser à autre chose et de vous détendre. D’une part c’est une prévention contre l’isolement et d’autre part cela permet un échange d’expériences avec des personnes plus expérimentées pouvant vous apporter des conseils. Maintenir un réseau de soutien est un élément clé pour éviter d’entrer en phase de dépression.

Les ateliers pour les jeunes parents
Les ateliers pour les jeunes parents sont un espace de rencontre entre de nouveaux parents vivant la même situation que vous. Parfois, savoir que vous n’êtes pas seuls à traverser cette situation peut vous être d’un grand réconfort. Les professionnels de santé sont là pour vous guider, vous conseiller, vous orienter et répondre à toutes vos interrogations.
C’est aussi un espace d’échanges où vous pourrez évoquer différentes problématiques sur la parentalité et la périnatalité. Ce réseau de soutien est d’une précieuse aide pour les parents désorientés et bouleversés par ce changement brutal de vie.

Conseil n° 4 : S’accorder du temps pour soi et pour son couple

Prendre du temps pour vous est très important dans le processus de sortie du babyblues. La maternité donne l’impression que votre rôle s’arrête à celui de mère. En privilégiant des moments pour vous, vous pourrez retrouver votre identité, renouer avec vos intérêts et réduire votre anxiété face à la lourde charge émotionnelle qu’implique le rôle de maman.

Il est aussi important de vous retrouver avec votre conjoint. La période du babyblues est une lourde épreuve dans une relation de couple. C’est pour cela qu’il faut de temps en temps vous éloigner de vos responsabilités parentales et des difficultés pour vous détendre et passer des moments rien qu’à deux.

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Conseil n° 5 : Demander de l’aide

Demander à votre entourage de vous aider est nécessaire pour faire face au baby-blues. Il ne faut pas hésiter à solliciter vos proches. Ces derniers peuvent vous soulager et vous soutenir dans des moments de doute et pour gérer les difficultés. Le soutien émotionnel est aussi très important : parler de votre situation, être écoutée et comprise vous aidera à exprimer vos émotions et facilitera la fin du blues postnatal.

Enfin, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé comme votre médecin traitant ou un psychologue. Bien que le blues ne nécessite pas de traitement médicamenteux, le psychologue est un soutien non négligeable pour vous conseiller et vous aider à exprimer vos émotions en toute honnêteté.

La relation thérapeutique est basée sur l’empathie : qualité essentielle du praticien permettant de comprendre votre ressenti et vous aider au mieux à sortir de votre déprime. Si vos angoisses prennent de l’ampleur, si votre état devient apathique ou si vous avez le sentiment de sombrer au-delà d’un « simple » baby-blues, consulter est essentiel, pour éviter de basculer dans des troubles plus conséquents (dépression mélancolique, burn-out maternel…).

Quand s’arrête le babyblues ?

Le baby blues est un état de déprime transitoire qui généralement s’estompe en quelques semaines. Il est difficile de donner une durée exacte, certaines en subiront les symptômes quelques jours, d’autres deux semaines maximum. Les désagréments liés au babyblues vont atteindre leur pic généralement entre le troisième et le quatrième jour après l’accouchement et puis s’atténuer de manière spontanée.

Si les symptômes ne s’estompent pas, et qu’au contraire, ils s’intensifient il est possible que ce soit une dépression post-partum : un baby-blues beaucoup plus sévère et durable nécessitant une consultation médicale et un suivi psychothérapeutique, parfois avec un traitement.

Selon le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux (DSM-5), la dépression post-partum, elle, correspond à un état de tristesse extrême associé à une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes durant les premiers mois qui suivent l’accouchement. Environ 15 % des femmes sont affectées, et dans les cas les plus extrêmes, elles peuvent développer un trouble encore plus sévère si elles ne sont pas prises en charge de manière appropriée : une psychose puerpérale.

Être bien entourée après la naissance de bébé

La période du baby-blues n’est pas inquiétante, elle se traduit par une tristesse et une irritabilité marquée sur les premiers jours qui suivent la naissance de votre enfant. Les symptômes disparaissent en quelques jours.

Ce syndrome ne nécessite pas de traitement médical, c’est une période normale à laquelle vous devez faire face comme la majorité des femmes, sans remède miracle. Il est important d’être bien entourée et d’avoir du repos pour s’adapter en toute sérénité aux défis spécifiques liés à la maternité.

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