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Top 5 des causes de l’épuisement parental (+ Solutions)

Lucie M

Vous avez certainement entendu parler du syndrome d’épuisement professionnel. Ce sont exactement les mêmes mécanismes qui entrent en jeu dans le burn-out parental, à l’exception qu’il s’enracine dans la sphère familiale et non dans le monde du travail. Les conséquences psychologiques, physiques et émotionnelles impactent durement le quotidien de la personne qui en souffre, mais également sa famille. Pourtant, tous les parents ne sont pas victimes d’épuisement parental. Alors quelles sont les origines de ce burnout parental ? Et surtout, comment faire pour le soigner et le prévenir ?

Des causes multifactorielles à l’origine de l’épuisement parental

Si le burn-out parental naît principalement d’un stress prolongé, ses causes sont multifactorielles et plusieurs paramètres contribuent à son enracinement.

Cause n° 1 : Le déséquilibre entre le degré de stress et les ressources mobilisables

Qu’il s’agisse de responsabilités liées aux soins des enfants ou de préoccupations financières, les parents subissent des pics de stress inhérents à leur rôle. Lorsqu’ils n’ont plus les capacités d’y faire face, le cercle vicieux du stress chronique se met en place.

Les exigences du quotidien dépassent alors les ressources disponibles pour répondre à ces demandes. Le résultat ? L’impression d’être au bout du rouleau, qui se manifeste par un épuisement mental, physique et émotionnel abyssal.

Cause n° 2 : Le mythe du parent parfait

Dans notre société moderne, la pression culturelle et sociale pour atteindre un idéal de parentalité contribue à des attentes irréalistes chez de nombreux parents.

Les pères et les mères d’aujourd’hui tendent désespérément de toucher du doigt un idéal inatteignable et finissent par culpabiliser. Le parent parfait, sorte de super-héros doté de super-pouvoirs, relève bel et bien du mythe.

Se consumer entièrement

Le psychologue Herbert J. Freudenberger a conceptualisé la notion de burn-out. Le nom anglais « burn-out » signifie littéralement « s’éteindre, se consumer entièrement ». Lorsqu’un incendie frappe un bâtiment, à la fin il ne reste plus que des cendres. Freudenberger souhaitait faire comprendre par cette métaphore que les personnes en burn-out finissent dévastées et aussi vides qu’un immeuble incendié.

Cause n° 3 : Le perfectionnisme

Les médias et les réseaux sociaux représentent majoritairement des parents qui réussissent à merveille dans tous les domaines, de l’éducation des enfants à leur propre carrière, en passant par leur vie sociale et culturelle.

Les pères et les mères qui tentent de tout mener de front ont parfois du mal à déléguer certaines tâches ou à demander de l’aide, ce qui augmente le déséquilibre entre facteurs de stress et ressources.

Cause n° 4 : Le manque de soutien

L’absence de soutien émotionnel de la part du conjoint, de la famille ou des proches laisse certains parents seuls face à leurs difficultés et profondément démunis.

Le manque de soutien pratique (garde d’enfant ou aide dans les tâches du quotidien par exemple) accroît la somme de travail et le sentiment d’épuisement. La charge mentale est telle que le stress et la fatigue s’accumulent. Le sentiment d’isolement qui en découle fait le lit du burn-out parental.

Cause n° 5 : Les blessures émotionnelles du passé

Les traumatismes émotionnels non résolus, tels qu’une blessure d’abandon, une blessure de rejet ou une blessure d’injustice, influencent la perception et la confrontation aux responsabilités parentales. Il en va de même si vous avez souffert d’un manque affectif ou d’un trouble de l’attachement par le passé, ou encore si vous avez été élevé par des parents toxiques.

Ces souffrances rendent parfois plus difficile la gestion du stress et favorisent le risque de burn-out. Elles entament profondément l’estime de soi et instaurent un réel manque de confiance en soi chez les pères et les mères concernés.

Le statut de l’enfant a évolué en un siècle
L’attention accordée au bonheur des enfants et l’implication des parents dans leur éducation a bien changé depuis le début du XXe siècle. L’amélioration du niveau de vie, l’école obligatoire jusqu’à 16 ans et les recherches des professionnels ont fait évoluer le statut de l’enfant dans la société. Dans leur guide pratique, Elise Lecornet et Corinne Melot expliquent que l’enfant « objet » d’antan est devenu « enfant roi » au XXIe siècle, voire « enfant tyran » dans certaines familles.

Comment soigner un burn-out paternel ou maternel et s’en sortir ?

Soigner un burn-out maternel ou paternel demande du temps et du soutien. Certes, il est possible de mettre rapidement en place des solutions. Néanmoins, l’accompagnement d’un professionnel de santé mentale reste nécessaire pour poser un diagnostic fiable et avancer sereinement sur la voie de la guérison.

Demandez de l’aide et déléguez

Le fait de confier une partie de vos responsabilités allégera votre charge mentale. Une condition importante pour connaître un regain d’énergie et retrouver un peu de sérénité. Votre bien-être et votre récupération dépendent du temps et de l’énergie que vous parviendrez à libérer.

Reconnaissez que vous ne pouvez pas tout gérer seul comme un super-héros. Déléguez certaines tâches domestiques et parentales, en partageant les responsabilités avec votre partenaire, ou en demandant à votre cercle proche de vous prêter main-forte.

Consultez un psychologue

Un professionnel de santé, comme un psychologue spécialisé dans le traitement du burn-out, vous invite à explorer les causes sous-jacentes de votre épuisement et à réévaluer vos attentes, et ce afin de retrouver une forme d’équilibre dans votre rôle de parent.

Son cabinet constitue un espace sécurisé pour exprimer vos émotions, mieux comprendre votre fonctionnement et apprendre à gérer votre stress.

Une diversité d’approches thérapeutiques
Certaines approches s’avèrent particulièrement efficaces pour traiter le burn-out parental. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) vous permet de mettre le doigt sur les schémas de pensée négatifs et à adopter des réactions plus adaptatives aux défis de la parentalité. La thérapie familiale, la thérapie de couple et la thérapie de groupe continuent de faire leurs preuves. La meilleure approche dépend de vos besoins et de votre situation personnelle.

Prenez (enfin) du temps pour vous

Il est nécessaire de rétablir un équilibre entre vos besoins personnels et vos responsabilités parentales. Qu’il s’agisse d’une séance de sport, d’une balade en solo ou d’une sieste, ces moments sont précieux car ils vous permettent de recharger vos batteries émotionnelles. Bloquez dans votre agenda des moments où vous pouvez vous consacrer à des activités qui vous font du bien. Vous en ressentirez rapidement les bénéfices, de même que votre famille.

Comment éviter le burn-out parental ?

N’attendez pas le point de non-retour pour prendre de bonnes résolutions. Certaines stratégies favorisent une parentalité épanouissante sur le long terme.

Établissez des limites claires

Le fait d’établir des limites claires vous invite à préserver votre propre bien-être, sans négliger pour autant les besoins de vos enfants. Apprenez à différencier votre vie personnelle de votre rôle de parent.

Vous avez le droit de dire non et de ne pas vous laisser submerger par des demandes excessives. En allant dans ce sens, vous éduquez vos enfants à l’autonomie et au respect des besoins d’autrui.

Mettre fin à la culpabilité

Malgré ce que reflètent les réseaux sociaux, aucune mère, aucun père n’est parfait. Quel parent ne fait pas d’erreur d’ailleurs ? La parentalité est faite de hauts et de bas.

Alors, prenez du recul et appréciez pleinement les moments d’insouciance et les petits plaisirs du quotidien. Pratiquez l’auto-compassion. Remettez en question les pensées négatives et les normes irréalistes qui alimentent votre culpabilité. Traitez-vous comme vous le feriez avec votre meilleur ami.

Encouragez la communication ouverte dans votre famille

Dans votre famille, favorisez un espace de parole où chacun peut exprimer ses besoins, ses préoccupations et ses émotions sans jugement.

La communication ouverte améliore la compréhension entre parents et enfants ainsi que dans le couple. Elle facilite la résolution de conflits et évite l’accumulation de tensions, qui contribuent au stress parental. Votre enfant ou votre partenaire vous parle ? Accordez-lui toute votre attention et encouragez-le à s’exprimer ouvertement.

Le parent parfait n’existe pas

Le parent parfait est un mythe. Malheureusement, encore beaucoup de pères et de mères en font les frais : entre stress élevé, perfectionnisme exacerbé et manque de soutien, les causes du burnout sont multiples mais souvent liées à une envie de “trop” bien faire.

Lorsque l’épuisement est installé, il est important de se rapprocher d’un professionnel pour poser un diagnostic et se faire accompagner : le burnout parental n’est pas à prendre à la légère. Soutien, repos et thérapie seront essentiels pour guérir. Néanmoins, n’oublions pas qu’il est possible de prévenir cet état notamment en établissant des limites claires et en favorisant la communication.

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