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Surdoué : 10 signes qui ne trompent pas (+ Test gratuit)

Lucie M

L’image la plus véhiculée des surdoués est celle d’une personne dotée d’une intelligence hors norme, capable de résoudre toutes les énigmes et tous les problèmes qui lui sont soumis, extrêmement sensible et qui réussit sans efforts dans tous les domaines. Mais est-ce que ces descriptions à la limite du cliché rendent réellement hommage à la douance intellectuelle ? Suffisent-elles pour reconnaître ces virtuoses qui ont plus de 130 de quotient intellectuel (QI) ?

Comme dans tout concept, il y a plusieurs théories véhiculées autour du haut potentiel. Elles finissent par induire en erreur beaucoup d’entre nous sur le sujet. Il faut savoir que chaque personne est différente et possède un fonctionnement unique, néanmoins il existe des signes évocateurs. Nos experts vous dévoilent 10 marqueurs d’intelligence retrouvés chez les surdoués.

C’est quoi une personne surdouée ?

Officiellement connue sous le terme haut potentiel intellectuel ou HPI, une personne surdouée est une personne dont le QI est supérieur ou égal à 130. On parle également de personne zèbre (terme de la psychologue Jeanne Siaud-Facchin) ou précoce. Enfants, adolescents ou adultes peuvent être diagnostiqués surdoués.

Ces individus surdoués ne représentent aujourd’hui que 2 à 2,8 % de la population. Le QI moyen actuel est fixé à 100, et plus de 68 % de la population se situeraient entre 85 à 115.

Afin de mesurer le niveau d’intelligence de chaque individu, deux critères ont été instaurés. Ils concernent respectivement l’intelligence cognitive et l’intelligence émotionnelle. Le surdoué se positionne au niveau de la première catégorie, celle de l’intelligence cognitive.

Quant à l’intelligence émotionnelle, elle désigne la capacité à comprendre et à gérer les émotions. Une personne à haut potentiel émotionnel (HPE) dispose de caractéristiques spécifiques comme une intelligence émotionnelle supérieure à celles des personnes de sa même classe d’âge et d’un développement affectif avancé.

Quels sont les 10 signes que vous êtes surdoué ?

Les signes que vous êtes surdoué vont bien au-delà de votre quotient intellectuel (QI) et encore plus de vos réussites scolaires ou professionnelles. Il existe certaines caractéristiques qui ne trompent pas et qui peuvent encourager la réalisation de diagnostics via des tests de QI par des psychologues ou neuropsychologues : des caractéristiques cognitives avancées, une capacité d’apprentissage rapide, une grande curiosité, un humour perspicace, une pensée en arborescence, une sensibilité émotionnelle, une capacité d’anticipation forte, un intérêt pour les sujets pointus, un haut niveau d’automotivation ou encore une mémoire exceptionnelle, autant de signes associés à la douance.

Attention, ces signes ne sont donnés qu’à titre indicatif. Seul un diagnostic avec un professionnel peut réellement confirmer le haut potentiel chez un individu.

Signe n° 1 : Des caractéristiques cognitives avancées

Son cerveau surefficient fait du surdoué un être exceptionnellement intelligent. La personne HPI possède une structure cérébrale différente : un corps calleux beaucoup plus épais et une plus grande densité de matière grise. Ce qui lui confère une hyperconnectivité neuronale beaucoup plus importante par rapport aux personnes au QI standard.

Ainsi, les deux hémisphères de son cerveau sont beaucoup plus connectés et communiquent plus aisément. De quoi favoriser la créativité, la capacité de passer d’une idée à une autre ou d’une tâche à une autre, sans oublier la facilité de compréhension globale des choses.

Si elles sont généralement propres à chacun, parfois, ces capacités intellectuelles peuvent être induites par des facteurs héréditaires. En effet, certaines catégories de performances apparaissent de par une prédisposition génétique : la mémoire, le mode de traitement de l’information ou encore le raisonnement logique.

Le surdoué à l’école

Comme ils possèdent une intelligence supérieure, on a tendance à penser que l’école constitue un havre de paix et de réussite pour les surdoués. Mais, de par son mode de fonctionnement neuroatypique, l’enfant ou l’adolescent surdoué n’est pas toujours prédisposé à apprécier l’école.

Comme dans certains cas de TSA, beaucoup font face à des échecs scolaires et à des problèmes de comportement. Le rythme d’apprentissage, le sentiment de décalage vis-à-vis des autres élèves, leur logique particulière, tous ces éléments sont à l’origine d’une certaine difficulté d’apprentissage et constituent donc un frein pour l’épanouissement scolaire. Ainsi, s’ils n’évoluent pas dans une école adaptée à leur mode de fonctionnement, leur précocité intellectuelle peut représenter un handicap pour certains enfants précoces.

Signe n° 2 : Une grande curiosité intellectuelle et une soif d’apprentissage

La curiosité sans limite est une caractéristique propre aux adultes surdoués comme aux enfants. Ils ont une soif d’apprentissage et un besoin inné de découverte et d’exploration concernant le monde qui les entoure. Leur désir de connaissance se porte souvent sur des questions existentielles. D’ailleurs, cette caractéristique accompagne le surdoué dès son plus jeune âge. En effet, un enfant précoce se montre souvent très curieux : il cherche à comprendre le fonctionnement des choses et à savoir le pourquoi de tout.

Grâce à son un esprit critique et sa pensée en arborescence, le haut potentiel intellectuel remet souvent en question ce qui l’entoure. Idées préconçues ou normes instaurées, rien ne doit être établi sans raison. L’esprit analytique dont il est doté ne pourra se satisfaire d’une simple approximation ou d’une simple justification, et il recherchera toujours des réponses plus approfondies. Aussi, il est très rare de voir un HPI s’engager dans une conversation peu profonde. Les défis intellectuels et les sujets complexes sont leur dada.

Le rythme mental effréné des personnes zèbres les amène également à éprouver un besoin constant de stimulation intellectuelle. D’ailleurs, c’est pour cette raison que beaucoup de HPI sont souvent sujets à l’ennui intellectuel. Lorsque les choses ne sont pas assez stimulantes, leur esprit avide de connaissance peut facilement se lasser.

C’est le cas de beaucoup d’enfants précoces placés dans une école “normale” qui sont souvent sujets à l’échec scolaire.

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Signe n° 3 : Une capacité d’apprentissage rapide

Le HPI possède un cerveau qui fonctionne différemment. Mais à travers quels critères se manifeste exactement cette différence ? La rapidité d’apprentissage est une des formes de cette atypie. En effet, il est reconnu que les surdoués possèdent une capacité d’apprentissage et d’assimilation significativement plus rapide que leurs pairs.

D’après les imageries médicales, leur cortex préfrontal est plus étendu et les quatre lobes du cerveau sont nettement mieux reliés. Ce qui favorise la connectivité des deux hémisphères cérébraux et donc une meilleure transmission des informations.

Grâce à ces caractéristiques neurobiologiques, le surdoué dispose d’une capacité multitâche. Il est capable de gérer plusieurs tâches simultanément tout en maintenant une performance élevée dans ce qu’il entreprend.

Un sommeil léger
Il faut savoir que les personnalités précoces ont tendance à très peur dormir. L’hyperactivité neuronale et la pensée en arborescence poussent leur cerveau à fonctionner en surrégime : pas le temps de se reposer ou de récupérer. La soif de connaissance est tellement puissante que le corps, tout comme le cerveau, se délasse très rarement. Leur endormissement devient donc souvent très fragmenté.

Signe n° 4 : Une mémoire prodigieuse

Bien que cela puisse varier d’un individu à un autre, la mémoire exceptionnelle est un des signes permettant de reconnaître les surdoués. Cela est dû à la suractivité de leur cerveau. Ainsi, ces prodiges intellectuels peuvent justifier de plusieurs formes de mémorisation selon leur fonctionnement :

  • La mémoire à court terme ou mémoire de travail : enfants et adultes surdoués sont capables de stocker des informations limitées temporairement tout en les traitant et en les manipulant mentalement. Si, sur une liste de choses, le cerveau normal peut restituer 7 éléments, le cerveau surdoué, lui, peut en restituer jusqu’à 9. Ainsi, grâce à l’étendue de cette mémoire, un HPI peut traiter des informations complexes et établir une connexion entre ces informations pendant un laps de temps déterminé.
  • La mémoire associative : il s’agit d’un fonctionnement spécifique de la mémoire qui permet d’apprendre et de se souvenir de la relation entre des éléments non liés. Certains HPI possèdent cette forme de mémoire qui se manifeste souvent de manière fréquente et surtout inconsciente. La mémoire associative ne repose pas sur le fonctionnement individuel d’un neurone, mais plutôt sur l’ensemble du réseau neuronal.
  • La mémoire autobiographique : elle se rapporte aux souvenirs des événements vécus et aux informations relatives aux passés personnels. Chez les individus zèbres, cette mémoire est beaucoup plus développée que chez les autres. Ils se souviennent facilement et sur une durée indéterminée de certains moments en particulier dans le passé, mais aussi de leur contexte (date, lieu, état émotionnel, etc.).
  • La mémoire perceptive : avec cette forme de mémoire, la personne parvient à retenir les images et les bruits sans s’en rendre compte. Elle renferme la mémoire visuelle et la mémoire sensorielle. Si pour la plupart d’entre nous, la mémoire perceptive nous permet de rentrer chez nous sans grands efforts, pour les surdoués, grâce à leur forte sensibilité sensorielle, cette mémoire ne nécessite pas la récurrence des repères (visuels ou sensoriels) pour être activée. Les expériences sensorielles deviennent automatiques chez eux.
  • La mémoire sélective : pour certaines personnes zèbres, l’enregistrement des informations s’effectue principalement de manière sélective. En effet, ces virtuoses intellectuels possèdent une capacité de filtrage des informations très accrue. C’est pour cette raison qu’ils sont capables de trier les informations plus rapidement, de se concentrer sur les sujets pertinents et donc d’ignorer les futilités. Ce qui induit une meilleure concentration et une rétention plus efficace.

Évidemment, chaque personne à haut potentiel intellectuel est unique. Il n’est pas obligatoire d’observer toutes ces formes de mémoire en même temps chez un individu.

Signe n° 5 : Un sens de l’humour exceptionnel

Parmi les signes caractéristiques qui permettent d’identifier les surdoués, le sens de l’humour fait partie des plus évocateurs. En effet, il a été observé que l’esprit comique et la faculté de plaisanter seraient corrélés à l’intelligence.

La tendance à la dérision dans chaque situation évoque une capacité plus développée de trouver des connexions inattendues entre des idées et des situations et d’en tirer un concept humoristique. Ce trait de caractère est induit par la créativité des surdoués. Cette dernière les familiarise avec la pensée divergente (ou pensée en arborescence) qui est à la source des idées originales et singulières. Dotés d’un esprit critique, ils sont capables de saisir les doubles sens et de jouer avec les mots.

Toutefois, de par leur façon de pensée atypique, ils sont souvent incompris et leurs plaisanteries peuvent être jugées comme décalées, car peu de gens arrivent à en saisir les sens et les subtilités.

Signe n° 6 : Une sensibilité émotionnelle

Une autre caractéristique représentative des surdoués est l’hypersensibilité émotionnelle. Il s’agit d’ailleurs d’un de leurs aspects les plus complexes. Comme ils bénéficient d’une hyperconnectivité cérébrale, les individus précoces sont sujets à une sensibilité accrue aux stimuli. Les cinq sens sont plus éveillés et plus affûtés que la moyenne, ce qui fait qu’ils ressentent les choses de manière exagérée voire extrême.

Et comme les émotions sont plus profondes et puissantes, les réactions en réponse aux stimuli le seront également. D’autre part, le fait de ressentir les choses de manière intense va pousser les HPI à être hyperempathiques. Sans filtre, ils ressentent les émotions des gens qui les entourent, qu’elles soient négatives ou positives.

À l’instar des personnes hautement sensibles, les surdoués perçoivent aussi plus facilement les injustices. Ils sont profondément empathiques envers les personnes qui subissent des traitements injustes. Parfois, ils réagissent même démesurément face à ces situations.

Une qualité handicapante

Dans un premier temps, la sensibilité émotionnelle constitue une qualité profonde notamment sur le plan humain. Elle permet d’établir une connexion significative avec les autres, d’offrir un soutien émotionnel solide, de percevoir les erreurs et de les éviter, d’être sensibles aux détails subtils de l’environnement, mais aussi d’agir activement en faveur de la justice et de ses valeurs morales profondes.

Cependant, cet attribut peut cacher certains défis. Le sujet hypersensible est constamment submergé par une surcharge émotionnelle accablante. Il peut également souffrir de difficultés dans la régulation de ses émotions.

Signe n° 7 : Une pensée divergente

Contraire à la pensée linéaire, la pensée divergente est très courante chez les zèbres. Elle permet de générer de manière alternative un grand nombre de réponses face à un concept ou un problème. La pensée divergente vise, en effet, la création d’idées originales et l’exploration de points de vue peu explorés.

Cette méthode de pensée provoque chez les surdoués, dès leur plus jeune âge, une production de solutions fluides : ils sont facilement en mesure d’envisager d’innombrables perspectives qui se détachent souvent des conventions. Ainsi, leurs limites se repoussent avec une souplesse incroyable. Ce qui leur permet d’alterner les différents types de solutions et donc de générer des approches uniques et innovantes.

Si la pensée divergente peut être encouragée et développée grâce à des exercices et des techniques de réflexion, elle peut également être tue si, à la longue, l’environnement n’est pas propice à son développement. Elle est surtout promue dans un contexte encourageant en termes de créativité, de prise de risque et surtout d’absence de jugement.

Dans cette optique, si les enfants et les adolescents surdoués sont sujets à des jugements, voire des moqueries de la part de son entourage, ils finiront par se replier sur eux-mêmes et dissimuler leur vraie nature (ce qui peut également arriver aux adultes surdoués).

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Signe n° 8 : Un haut niveau d’automotivation

Beaucoup de surdoués témoignent souvent d’une motivation intrinsèque dans leur entreprise. Il ne s’agit pas d’une caractéristique propre, mais plutôt d’un trait fréquent chez ces personnes. Indépendamment des facteurs externes, ils sont capables de maintenir une implication et une persévérance hors du commun pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés.

Fatigues ou autres obstacles ne peuvent les arrêter dans leur quête constante de défis intellectuels. Au contraire, l’ennui constitue un facteur décourageant qu’il faut absolument éloigner. Ce qui les pousse à s’automotiver perpétuellement pour assouvir ce besoin de stimulation cognitive.

Souvent associée à l’autonomie et au contrôle, cette caractéristique ne traduit pas forcément l’envie d’être leader, mais plutôt un besoin d’indépendance. Pouvoir prendre les décisions selon leurs propres préférences et être responsables de leurs résultats, voilà ce à quoi ils aspirent.

Signe n° 9 : Un intérêt exacerbé pour des sujets complexes ou abstraits

Un fonctionnement neuroatypique et une capacité de raisonnement plus avancée et plus rapide : toutes ces caractéristiques poussent un haut potentiel à avoir un penchant pour les sujets complexes et abstraits. Sa connectivité neuronale lui permet de saisir des idées épineuses et sophistiquées. Il n’est donc pas étonnant que les HPI soient fascinés par des sujets tels que la philosophie, les mathématiques, les sciences, les linguistiques, l’art abstrait, la psychologie, etc.

Cette propension aux idées abstraites est liée à la curiosité innée des surdoués, à leur sensibilité aux nuances, mais surtout à leur pensée conceptuelle et imaginative. La méthode de pensée analytique qui leur est propre permet également de développer une aspiration pour les sujets plus énigmatiques et les grands défis intellectuels.

En effet, comme ce fonctionnement analytique repose sur le démantèlement des problèmes en petites structures moins complexes, les difficultés paraissent facilement gérables. Cette méthode favorise la déduction, l’induction et l’objectivité, ce qui fait d’elle une approche rationnelle idéale pour résoudre efficacement les problématiques délicates.

Est-ce que le surdoué est forcément doué en maths ?
Bien qu’il s’agisse de la discipline qui s’adapte le plus à son fonctionnement logique et analytique, le surdoué n’est pas forcément doué en maths. Sa superefficience peut se manifester à travers la mythologie, les langues, le verbal et même le domaine artistique (musique, dessin, etc.). Il est tout à fait possible d’avoir un QI de plus de 130 et d’être nul en mathématiques.

Signe n° 10 : Une capacité à anticiper et à prédire les choses

L’anticipation est un mécanisme cognitif qui permet à l’homme de prévoir des changements dans le cadre d’un événement qui le concerne. Ce trait est souvent utilisé pour prendre des décisions tout en prévenant leurs conséquences. Bien que chacun possède cette forme de prévision, nous n’anticipons pas tout le temps et encore moins de la même manière.

Chez les individus à haut potentiel le schéma d’anticipation est assez fréquent. Ils l’utilisent pour pouvoir compenser le temps entre la perception des informations, le traitement de celles-ci et l’apparition des résultats. En réalité, l’anticipation commence au niveau des yeux. Le temps que l’information passe de nos yeux pour arriver au cerveau est conséquent, surtout pour le haut potentiel qui a l’habitude que tout survienne avec célérité.

Entre ce trajet oeil-cerveau, il faut également considérer les éventuelles interruptions induites par l’environnement extérieur. Ainsi, afin de rattraper ce retard et d’agir avec hâte, le cerveau des surdoués utilise ses capacités cognitives pour prévoir les changements induits par l’évolution d’une situation.

Fonctionnant principalement avec l’intuition, ils sont, en effet, capables d’établir des liens subtils pour anticiper des résultats. Ils se basent sur leur connaissance globale des choses afin de détecter des schémas identiques. Leur faculté intellectuelle leur permet également de formuler des hypothèses, vraies dans la plupart des cas, concernant des résultantes à venir.

Aussi, comme leur spectre de connaissances est beaucoup plus large que la moyenne, ils possèdent une meilleure capacité à relier des informations provenant de domaines différents et de tirer une conclusion se rapprochant de l’exact.

Décalage et faux-self chez l’enfant et l’adulte surdoué

La surdouance ne signifie pas qu’une personne est moins bien ou mieux qu’une autre. Elle possède simplement une réflexion différente et un cerveau atypique. Selon les recherches, il a été observé que le cerveau du surdoué arrive à atteindre 1,5 à 2 mètres/seconde de vitesse neuronale. Cette vitesse est presque doublée par rapport à celle des personnes “normales”.

Si en règle générale, ce mécanisme est perçu comme un atout, il peut parfois représenter une limite pour ceux qui la vivent. En effet, la neuroatypie des HPI entraîne une certaine forme de décalage. Beaucoup de précoces évoquent leur blocage à partager leurs passions et leurs centres d’intérêt à leurs pairs. Ils sont en minorité : sur 40 personnes, une seule est susceptible d’être zèbre. Au milieu de ces 39 autres personnes, il est donc tout à fait normal de se sentir en décalage.

Le vrai problème est que ce sentiment va entraîner une faible estime de soi. La difficulté à trouver sa place dans la société fragilise l’estime de soi et peut entraîner un faux-self (un masque social). C’est pour cela qu’il est fréquent de voir des HPI se replier et s’isoler douloureusement.

Reconnaître les signes de la douance

Seuls les spécialistes peuvent effectuer une analyse de la douance chez un individu. Alors, si vous vous êtes reconnu à travers ces symptômes, n’hésitez pas à réaliser un diagnostic auprès d’un psychologue ou d’un neuropsychologue. Cela vous permettra d’adapter votre style de vie pour pouvoir vivre pleinement votre HPI. Bien qu’il ne s’agisse ni d’un trouble mental, ni d’une maladie, la surdouance est susceptible d’induire des sentiments négatifs chez certains individus. Elle peut parfois être difficile à gérer au quotidien, autant pour les HPI que pour leur entourage.

Votre fonctionnement neuroatypique ne doit pas être source de souffrance, bien au contraire. Alors, pour pouvoir en tirer le meilleur, pensez à l’accepter, à accueillir l’intensité des émotions qui y sont liées et à reprendre confiance en vous pour éviter l’apparition de trouble dépressif majeur, d’anxiété ou de crises d’angoisse.

Aussi, pour ne pas avoir l’impression de subir votre surdouance, pensez à en parler autour de vous après un diagnostic. Le rôle de l’entourage, des parents et des proches revêt un caractère capital pour apprendre à vivre avec vos capacités intellectuelles exceptionnelles. Ajouté à cet accompagnement, un suivi thérapeutique peut s’avérer extrêmement efficace pour aligner votre identité, votre mode de vie et votre mode de fonctionnement.

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