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Angoisse Nocturne : Définition, Causes, Symptômes, Solutions

Lucie M

L’angoisse nocturne est une forme de trouble du sommeil associée au trouble de l’anxiété. Réveil en sursaut, cris, respiration rapide et superficielle, battement cardiaque accéléré, l’angoisse pendant le sommeil va bien au-delà d’un simple stress ou des cauchemars classiques. On l’observe tant chez les enfants que les adolescents, les adultes mais aussi chez beaucoup de personnes âgées.

Bien qu’ils soient généralement sans danger, les épisodes de terreur nocturne sont éprouvants et envahissants pour ceux qui les vivent. D’ailleurs, les conséquences ne se limitent pas uniquement aux victimes, mais peuvent également toucher leur entourage. Qui plus est, les crises d’angoisse le soir surviennent brutalement, sans menace réelle apparente, et surtout lors de périodes où la vigilance est au plus bas.

Une compréhension du trouble peut aider à atténuer l’anxiété associée. Cela permet également de trouver des stratégies d’adaptation et une approche proactive dans le but d’améliorer le sommeil, mais surtout le bien-être général du patient et de son entourage.

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Suis-je sujet au trouble anxieux ? (Anxiété / Angoisse)
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Qu’est-ce que l’angoisse nocturne ? (Définition)

L’angoisse nocturne (ou attaque de panique nocturne ou anxiété nocturne), est un trouble du sommeil associé à de l’anxiété, qui se caractérise par des épisodes de terreur et de détresse intense qui apparaissent de manière récurrente ou perturbatrice. Comme son nom l’indique, elle survient principalement le soir au coucher, pendant la nuit, ou en phase d’endormissement, entraînant ainsi des réveils prématurés et soudains. Cette forme spécifique d’anxiété s’accompagne de symptômes à la fois physiques et psychiques qui peuvent être extrêmement handicapants pour les personnes qui en souffrent.

Ainsi, lorsque les crises d’angoisse se manifestent le soir, la personne est envahie par des questionnements et des pensées comminatoires qui la poussent à ruminer et l’empêchent de s’endormir. Les heures du coucher se font alors de plus en plus tard. Parfois, les angoisses se manifestent également en plein milieu du sommeil. Réveils en sueurs et brutaux, voilà comment les crises impactent les victimes, ce qui les prend souvent au dépourvu et les fait paniquer encore davantage.

Le plus éprouvant est que cette angoisse nocturne constitue un cercle vicieux : le manque de sommeil provoque fatigue physique et donc vulnérabilité mentale, ainsi vous avez peur de revivre de nouveaux épisodes de crises et vous redoutez le moment du coucher ; ce qui engendre de l’anxiété et donc l’émergence de nouvelles crises.

Quelles sont les causes des crises d’angoisse le soir et la nuit ?

Les causes de l’angoisse nocturne ne sont pas totalement comprises et identifiables. Toutefois, il existe plusieurs facteurs de nature variée qui peuvent augmenter le risque d’émergence : les facteurs psychologiques, les addictions, l’âge, le stress, les médicaments ou encore la caféine.

Les facteurs psychologiques

Dans la plupart des cas, les crises d’angoisse nocturne apparaissent à cause de facteurs psychologiques.

Si vous avez subi un événement traumatique, un choc émotionnel ou que vous expérimentez des angoisses de mort, vous êtes enclin à développer le trouble. Souvent, angoisse nocturne et stress post-traumatique sont étroitement liés. En effet, ce trouble de l’anxiété nocturne peut être un symptôme de l’ESPT, induit par l’hypervigilance.

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`Lorsque ce que vous vivez est émotionnellement intense, votre cerveau libère systématiquement des hormones de stress (adrénaline, cortisol). Ces dernières vont alors réguler la consolidation de la mémoire pour venir renforcer la création de souvenirs émotionnels. Ce qui fait que le cerveau est excellent dans la rétention des souvenirs s’accompagnant d’une forte charge émotionnelle. C’est ce qu’on appelle l’effet de consolidation émotionnelle.

Ainsi, comme la perception du danger est souvent élevée la nuit, le cerveau va classer cette période comme dangereuse tout comme les événements traumatiques antérieurs que vous avez vécus. Il va vous envoyer un signal d’alerte qui va se traduire par le stress. C’est ce stress, accru, qui va venir provoquer les crises d’angoisse.

D’autre part, certains types de phobies et de peurs liées à la nuit peuvent également favoriser l’apparition de l’anxiété nocturne : peur de la nuit ou de l’obscurité (nyctophobie), peur de se retrouver seul dans des endroits sombres (lutophobie), peur de mourir la nuit, peur de dormir (somniphobie).

Aussi, il n’est pas rare de voir des personnes développer une angoisse nocturne, car elles ont peur de se retrouver seul face à leur propre personne. Cette peur est en effet accentuée la nuit lorsque vous n’avez plus aucun élément perturbateur extérieur. Elle peut être liée à des expériences passées traumatiques, des inquiétudes concernant sa propre identité, une appréhension de l’isolement ou des confrontations personnelles compliquées.

L’addiction à certaines substances (alcool ou drogues)

La consommation excessive d’alcool ou de drogues est susceptible d’induire des problèmes de sommeil ou une perturbation du rythme circadien. En effet, certaines substances agissent sur les neurotransmetteurs et les systèmes de régulation du cerveau de manière à entraîner des angoisses qui peuvent se manifester en plein milieu de la nuit. Qui plus est, le déséquilibre chimique que provoquent ces substances au niveau du cerveau favorise également l’anxiété nocturne.

Le syndrome de sevrage lié à l’arrêt ou à la réduction de consommation d’une substance suite à une dépendance constitue également un facteur de risque de l’angoisse nocturne. En essayant de s’ajuster au manque, le corps peut ressentir plusieurs symptômes désagréables qui peuvent s’intensifier la nuit et provoquer tensions musculaires, migraines, nausées, sueurs et palpitations.

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Le stress du quotidien

Le stress que vous accumulez dans votre vie quotidienne peut également avoir des répercussions majeures sur votre sommeil et conduire à des angoisses nocturnes. Entre le travail, les obligations parentales, les petits soucis du quotidien qui s’amoncellent dans votre esprit, il peut être très facile de laisser place à une grande détresse la nuit.

Souvent, ce sont les pensées associées aux problèmes non résolus qui se manifestent sous forme d’angoisse à l’heure du coucher, d’autant que le corps est inactif. Moins il y a de distractions externes, plus elles deviennent intenses et cela peut aisément déboucher sur des attaques de panique.

La prise de certains médicaments

La prise de médicaments comme les corticoïdes ou certains antidépresseurs contribue à l’émergence du stress et des crises d’angoisse le soir. Souvent, parmi les effets secondaires de ces types de médicaments, l’aggravation de l’anxiété ou la survenue d’épisodes d’angoisse ne sont pas rares.

Ainsi, ces effets secondaires sont parfois plus prononcés durant la nuit. En effet, certaines sensations deviennent plus intenses lorsque le corps est au repos et que l’attention est portée sur les perceptions internes.

La consommation de caféine

Café, boisson énergisante, médicaments ou autres boissons et aliments contenant de la caféine peuvent être à l’origine d’une anxiété nocturne. La caféine est reconnue pour ses effets stimulants. Elle agit donc sur le système nerveux central de manière à stimuler et exciter ce dernier. Cependant, lorsque la consommation est trop importante, cette stimulation peut induire une anxiété ainsi qu’une agitation mentale.

Ces phénomènes se manifestent jusqu’à l’heure du coucher, même si vous avez pris de la caféine bien avant, car celle-ci reste relativement longtemps dans l’organisme. En réalité, l’organisme prend environ 4 heures pour métaboliser la moitié d’une quantité donnée de caféine. Ce qui va rendre l’endormissement plus difficile et favoriser la survenue d’une angoisse nocturne.

D’autre part, il est également reconnu que la consommation de caféine permet de stimuler la production de cortisol et augmente ses effets. Ce qui peut être bon pour vous rebooster et accroître votre vigilance, mais peut être risqué si vous souhaitez retrouver un équilibre de sommeil ; inutile de rappeler le lien entre le cortisol et le niveau de stress.

Faut-il arrêter la consommation de caféine ?
Stimulante pour le cerveau, agissant positivement sur l’humeur, la caféine a des effets positifs sur notre organisme. Toutefois, en excès, elle peut provoquer nervosité et retarder l’endormissement. Alors, pour ceux qui ont des soucis d’angoisse nocturne, il est préférable d’en réduire la consommation et de n’en consommer qu’à un moment éloigné de l’heure du coucher pour ne pas favoriser l’apparition de vos peurs ou l’augmentation de votre niveau de stress.

L’âge (nourrissons, enfants et personnes âgées)

Avez-vous déjà expérimenté les terreurs nocturnes lorsque vous étiez enfants ? Entre 12 mois et 4 ans, il est très fréquent de les observer pendant les premières heures après l’endormissement. Généralement, elles finissent par disparaître petit à petit après 4 ans.

Par ailleurs, les crises d’angoisse sont également fréquentes chez les personnes âgées. Le cycle du sommeil est, en effet, chamboulé à partir de 50 ans. Des peurs diverses, l’isolement, la crainte éprouvée par un possible déclin sur les plans physique, psychique ou cognitif, autant de facteurs qui vont provoquer de l’anxiété.

Pour les personnes isolées, elles sont facilement susceptibles de développer une peur de la nuit. Tout cela peut empêcher le lâcher-prise nécessaire pour pouvoir profiter d’un sommeil apaisant et réparateur. Certains troubles ou douleurs ressenties à partir d’un certain âge contribuent également à la perturbation du sommeil et donc à l’émergence de l’anxiété nocturne.

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Quels sont les symptômes d’une crise d’angoisse nocturne chez l’adulte ?

Paroxysmes de l’anxiété, les crises d’angoisse révèlent des symptômes très intenses durant leur apparition. Elles peuvent également toucher autant l’équilibre physique que psychique, mais varient en durée et en intensité chez chaque personne. Le seul point commun est qu’elles se manifestent principalement la nuit ou le soir. Voici les symptômes qui permettent de les reconnaître.

Symptôme n° 1 : Une oppression thoracique

Poids ou pression au niveau de votre thorax pendant la nuit ? Il peut s’agir d’une manifestation de l’angoisse nocturne qui vous assaille. Ce symptôme psychogène traduit essentiellement un niveau de stress élevé qui survient souvent au repos et de manière très brutale.

En effet, lorsque votre niveau de stress augmente, vos muscles se contractent systématiquement, c’est une réponse du corps face à un potentiel danger. Le thorax ainsi que les organes qui s’y trouvent n’échappent pas à ce phénomène. L’oppression ne se dirige donc pas vers un organe en particulier, mais peut se faire ressentir aussi bien au niveau du cœur que des poumons et même de la plèvre.

Selon le niveau de l’angoisse associé à cette oppression, certaines personnes peuvent ressentir une simple gêne diffuse, tandis que d’autres subissent une douleur plus intense jusqu’à ressentir des nausées et des brûlures dans la poitrine.

Symptôme n° 2 : Des difficultés à respirer

Ce signe est corrélé au premier symptôme. En effet, de par les sensations d’oppression au niveau du thorax, il est fortement probable d’éprouver des difficultés respiratoires. On parle également de “dyspnée” ou de “gêne respiratoire”.

Il existe deux types de respiration : la respiration thoracique et la respiration abdominale. Cette première se fait de manière inconsciente. Elle s’arrête uniquement à la partie supérieure du thorax. Ce qui fait que les poumons ne sont pas entièrement sollicités, ils ne travaillent qu’à environ 30 % de leur capacité.

Lorsque vous ressentez du stress, votre corps se contente de ce type de respiration purement automatique et superficielle. Si la zone thoracique est oppressée, votre corps ne profite pas d’une respiration profonde comme il se doit avec une respiration abdominale. Dans des cas plus avancés ou lorsque l’angoisse est permanente et récurrente, ces difficultés peuvent provoquer un accroissement du rythme cardiaque, une tension artérielle, une fatigue chronique et même des troubles de la mémoire.

Comment maîtriser sa respiration en cas de stress ?
Lorsque vous sentez votre niveau de stress et d’angoisse monter, le premier réflexe est de contrôler votre respiration. Adoptez alors une respiration abdominale en gonflant le ventre et les poumons au moment de l’inspiration, ensuite en vidant les poumons et en rentrant le ventre lorsque vous expirez. Votre corps profitera ainsi de toute votre étendue respiratoire et retrouvera facilement apaisement et plénitude.

Symptôme n° 3 : Un réveil brutal (souvent en sueurs)

Vous vous réveillez souvent en sursaut et en sueurs sans vous souvenir d’avoir fait des cauchemars ? Et si c’était une crise d’angoisse ? Ce trouble du sommeil provoque en effet des réveils brutaux en plein milieu de la nuit. Ces réveils s’accompagnent souvent de manifestations physiques : transpiration excessive, gorge sèche, nausées, palpitations, frissons, etc.

En réalité, l’attaque de panique nocturne induit des perturbations au niveau du sommeil, notamment le sommeil paradoxal. Comme son nom l’indique, c’est pendant cette phase que vous dormez le plus profondément, et que, paradoxalement, votre activité cérébrale est la plus intense. D’ailleurs, cette dernière est si importante qu’elle se rapproche presque de l’éveil. Dans cette optique, plus le cerveau est actif, plus les préoccupations surgissent et augmentent le niveau de stress. C’est pour cela que cette phase du sommeil est la plus exposée aux crises d’angoisse et que les réveils s’y manifestent le plus souvent, de manière très brutale.

Par ailleurs, durant le sommeil paradoxal, l’organisme est comme déréglé : pression artérielle, pouls et respiration sont instables. Ainsi, les perturbations physiques induites par l’angoisse nocturne gagnent le corps plus facilement qu’à la normale.

Symptôme n° 4 : Une angoisse de mort ou une impression de mort imminente

La peur de la mort est commune à tout le monde, c’est un sentiment tout à fait légitime. Néanmoins, chez d’autres sujets, cette peur évolue en une angoisse, voire en une impression bien réelle de mort imminente. Il s’agit d’un symptôme assez fréquent de l’angoisse nocturne.

On observe également cette impression de mort imminente pendant la nuit chez les personnes ayant vécu un événement traumatique. La perte de contrôle ressentie à l’issue d’un traumatisme particulier submerge complètement la personne et à chaque fois que son cerveau perçoit un potentiel danger, ce sentiment surgit et provoque un débordement et des angoisses spécifiques identifiables à l’angoisse de mort.

Comment faire pour calmer une crise d’angoisse la nuit ?

Difficultés d’endormissement, réveils nocturnes brutaux, éveil confusionnel, toutes ces manifestations de l’angoisse nocturne peuvent être très invalidantes. Elles vont affecter plusieurs aspects de votre vie, voire être à l’origine d’autres troubles (trouble dépressif chronique, apathie…) sur le long terme. Néanmoins, des solutions pour calmer les crises d’angoisse la nuit.

La psychothérapie pour réduire la peur de s’endormir

La psychothérapie est souvent utilisée pour traiter les troubles anxieux comme les crises d’angoisse. Elle constitue donc une alternative efficace dans la prise en charge des angoisses nocturnes.

La thérapie cognitivo-comportementale ou TCC, permet de réduire les schémas de pensées négatifs en identifiant les causes à l’origine de l’angoisse (TAG, phobie sociale, éco-anxiété, symptômes dépressifs, TCA…). Elle agit de manière à vous faire comprendre pourquoi vos peurs vous empêchent de dormir afin d’en réduire les impacts sur votre santé. Le but de cette psychothérapie est de vous rendre moins vulnérable aux symptômes physiques et psychiques que peut provoquer le trouble. À l’issue de la thérapie, les attaques de panique, les sentiments de terreur, les pensées inquiétantes ainsi que les palpitations et les difficultés de respirer ne prendront plus le dessus sur vous au moment du coucher.

On peut également mettre fin aux anxiétés nocturnes grâce à une approche psychodynamique. Celle-ci permet de traiter les facteurs sous-jacents contribuant à l’apparition du trouble. Le patient aborde alors, dans un cadre dynamique et bienveillant des conflits mentaux passés auxquels il est confronté. D’une manière inconsciente, les sentiments réprimés sont dévoilés et libérés au travers de la thérapie. Plus le patient prend conscience de sa personne et de ses difficultés et module l’expression de ses émotions, plus on observe une diminution de l’anxiété au fil du temps.

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Le traitement par médication pour favoriser l’endormissement

En fonction des symptômes et des causes du trouble, certains professionnels de la santé peuvent proposer une prise en charge par médicaments. Ainsi, si l’angoisse nocturne survient de par une crise d’anxiété conjoncturelle, les médecins prescrivent de simples anxiolytiques pendant une durée limitée de quelques semaines, voire seulement quelques jours.

Quant aux crises chroniques, elles sont généralement calmées via un traitement de fond par antidépresseurs. Le plus souvent, des inhibiteurs sélectifs par recapture de la sérotonine (ISRS) sont utilisés comme stabilisateur en augmentant le taux de sérotonine dans le cerveau. Ainsi, le patient peut bénéficier d’une sensation de stabilité, de bien-être et de plaisir.

Les exercices de relaxation pour calmer l’anxiété nocturne

Il existe également des exercices de relaxation qui peuvent être utiles pour mettre fin aux attaques de panique en plein milieu de la nuit. Pour commencer, levez-vous de votre lit et changez de pièce, si possible. Engagez-vous alors dans une séance de cohérence cardiaque pour faire baisser votre niveau de stress.

Pour ce faire, contrôlez votre respiration abdominale avec 5 secondes d’inspiration et 5 secondes d’expiration. Cela vous fera 6 respirations par minute. Répétez cette action jusqu’à ce que vous sentiez un apaisement intérieur. L’avantage de cette méthode est que les effets sont immédiats.

Les bonnes pratiques
Pour pouvoir observer des résultats optimaux, il est conseillé de pratiquer la cohérence cardiaque au moins 3 fois par jour pendant 5 minutes environ. En réalité, les effets de la pratique ne durent que quelques heures. Ce qui explique pourquoi il est préférable de réitérer l’expérience plusieurs fois.

Des astuces à pratiquer avant de dormir

Il existe également d’autres astuces qui permettent d’améliorer le sommeil et limiter les risques d’angoisse nocturne. Pour commencer, il vaut mieux privilégier un dîner léger, sans pour autant dormir l’estomac vide. Pensez également à bien espacer l’heure du dîner et celle du coucher. Si possible, évitez ou modérez la consommation d’alcool ou d’autres excitants après 17h

Le soir, éloignez-vous des écrans. Comme ils émettent de la lumière bleue qui retarde la production de mélatonine et stimule le cerveau, ils sont à éviter au moins une heure avant le coucher. Pour passer le temps et pour vous enrichir à la fois, vous pouvez remplacer la télé le soir par la lecture, par exemple. Toujours dans l’optique de profiter d’un sommeil profond et réparateur, gardez votre chambre à coucher à une température entre 18 et 20 °C et supprimez toutes sources de bruit ou de lumière.

En finir avec les attaques de panique nocturne

Bien qu’il s’agisse d’un trouble rare et peu connu, l’angoisse nocturne est assez limitante et ternit la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Heureusement, elle ne représente aucun danger, que ce soit pour le patient ou pour son entourage.

Toutefois, afin de retrouver un équilibre et une bonne hygiène de vie, nous vous conseillons de consulter un professionnel de santé (médecin, psychologue, psychiatre…). Ce dernier pourra vous orienter de manière à bénéficier d’une solution appropriée qui permettra de réduire vos symptômes, mais aussi d’identifier leurs origines pour mettre en place un traitement de fond. Les mesures prises pour comprendre, reconnaître et appréhender vos angoisses nocturnes vous permettront de retrouver un sommeil plus paisible.

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